Après l'Insurrection de Janvier, le Royaume de Pologne connut des répressions aggravées et une nouvelle vague d'hommes politiques, d'artistes et de militaires émigra. La russification reprit en force et on supprima la langue polonaise dans les écoles et dans l'administration. Une action similaire eut lieu dans la partie annexée par la Prusse, où la population fut soumise par le gouvernement à une germanisation systématique, avec des méthodes parfois brutales. L'Eglise catholique fut persécutée également de la part de la Russie et de la Prusse. La Galicie jouissait d'une liberté relative (elle devint autonome à partir de 1867; elle bénéficiait d'une diète, d'une administration et d'un enseignement polonais). Cependant, à la différence des terres se trouvant sous l'occupation prussienne et russe, mis à part les grandes villes, elle demeurait arrièrée et plongée dans la misère.



