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Sciences sociales

Les personnalités polonaises des sciences humaines qui sont en général identifiées comme telles dans le mnode, ce sont Ludwik Zamenhof et Bronisław Malinowski. Ludwik Zamenhoff décida de créer une langue absolument nouvelle pour faciliter la communication entre humains de différentes races et nationalités sans qu'interviennent des complexes et des préjugés ethniques. Il fonda cette langue sur la structure des langues romanes et - pour une moindre part - germaniques. Il réduisit la flexion à un stricte minimum et à sa place introduisit des combinaisons de racines et de morphèmes à valeur grammaticale. L'espéranto (c'est le nom de cette langue) est basée sur seize règles qui ne connaissent aucune exception et sur un vocabulaire d'environ cent mille mots. En 1887, Zamenhof publia son ouvrage Langue internationale qu'il signa du nom de Dr Esperanto. En 1908 a été créée l'Union mondiale des Espérantistes qui existe toujours et depuis 1954 fait partie de l'UNESCO.

Bronisław Malinowski est probablement l'ethnologue et anthropologue polonais le plus connu. En 1913, il publia l'ouvrage intitulé The Family among the Australian Aborigines. Les recherches qu'il mena de 1914 à 1918 en Nouvelle-Guinée et sur les îles Trobriand lui assurèrent la position d'un des représentants les plus marquants du fonctionnalisme en anthropologie. Ses ouvrages La vie sexuelle des sauvages... et Les Argonautes du Pacifique occidental suscitèrent un intérêt qui dépassa de loin les milieux universitaires.

1913, il publia l'ouvrage intitulé The Family among the Australian Aborigines. Les recherches qu'il mena de 1914 à 1918 en Nouvelle-Guinée et sur les îles Trobriand lui assurèrent la position d'un des représentants les plus marquants du fonctionnalisme en anthropologie. Ses ouvrages La vie sexuelle des sauvages... et Les Argonautes du Pacifique occidental suscitèrent un intérêt qui dépassa de loin les milieux universitaires.

Dans les années 1930, l'archéologie polonaise a commencé à remporter des succès considérables. Kazimierz Michałowski (1901-1981), égyptologue, archéologue et historien d'art, a fondé la Chaire d'Archéologie de la Méditerrannée à l'Université de Varsovie. Dans les années 1936 à 1939, il a dirigé les campagnes de fouilles polono-françaises à Edfou en Egypte. Après la deuxième guerre mondiale, les archéologues polonais n'ont pas tardé à reprendre leurs activités. Le professeur Michałowski a renoué contact avec ses anciens collègues et déjà en 1956 la première expédition archéologique polonaise de l'après-guerre est partie pour Mirméki en Crimée. L'année suivante, l'équipe polonaise a mené des fouilles à Tell Atrib en Egypte, et à partir de 1959, à Palmyre (Syrie) et à Nos Paphos (Chypre). La même année, le Centre Polonais d'Archéologie de l'Université de Varsovie a été ouvert au Caire de l'initiative du professeur Michałowski. Parmi ses grands succès, on compte le commencement de la reconstruction du temple d'Hatchepsout à Deir el-Bahari, la découverte, sur le même site, du temple de Touthmosis III, la direction du comité international des experts chargés de protéger l'ensemble des temples en pierre à Abou Simbel menacés d'être submergés en raison de la construction du barrage d'Assouan, et la découverte des fresques de Faras. Depuis les années 1970, la Station, aujourd'hui le Centre d'Archéologie de la Méditerranée de l'Université de Varsovie, organise des fouilles au Soudan, en Irak, Egypte, Syrie et à Chypre. Dans plusieurs autres pays, des spécialistes polonais ont exécuté des travaux de restauration.

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